Climat des affaires : La mésaventure d’un investisseur allemand |
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Écrit par Salah Slimani (El-Watan)
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12-11-2006 |
Le discours officiel prônant la promotion de l’investissement en Algérie est loin de refléter la réalité du terrain. Des investisseurs étrangers, séduits par ce même discours, sont venus prospecter et tenter de lancer des projets d’investissement ou nouer un partenariat, mais ont rebroussé chemin au contact de la réalité.
Le cas de la société allemande Pfleiderer Europoles, un des plus grands fabricants de mâts et de tours en Europe, est à ce sujet illustratif. Des responsables de cette société, rencontrés juste avant leur départ en Allemagne, nous ont raconté leur mésaventure en terre algérienne.
Intéressés par les opportunités d’investissement en Algérie, les représentants d’Europoles ont fait le voyage, avec dans leurs bagages un projet d’usine de production de mâts en béton pour répondre aux besoins du marché algérien en la matière, notamment dans le cadre de l’extension du réseau ferroviaire national. Pour ce faire, les investisseurs ont voulu réaliser ce projet avec un partenaire local. Leur choix s’est porté sur une société publique privatisable dont ils ne voulaient pas donner le nom. Une offre de partenariat a été présentée par la société Europoles aux services algériens concernés (ministère de la Participation et de la Promotion des investissements et Société de gestion - SGP) qui comportait « un transfert de savoir-faire et la formation en Allemagne du personnel d’encadrement ».
Les problèmes, affirment nos interlocuteurs, ont commencé dès les négociations avec les différents interlocuteurs. Ces derniers, indiquent-ils, « n’arrêtaient pas de se contredire ». « Nous nous mettons d’accord sur une chose et quelques jours après ils nous appellent pour nous annoncer qu’ils ont annulé tout ! », diront-ils. « Nous avons fait plusieurs entretiens sans pour autant arriver à quelque chose de concret. Cela dure maintenant depuis trois mois. C’est une perte de temps et d’argent. Ce n’est pas bon pour les affaires ni pour l’image de l’Algérie », font savoir les responsables d’Europoles, visiblement très déçus. Lassés de toutes ces tracasseries bureaucratiques, les représentants de cette société allemande ont finalement renoncé à leur projet en Algérie. « Nous avons décidé d’arrêter les négociations avec le secteur public. Nous cherchons maintenant du côté du privé algérien », concluent nos interlocuteurs qui gardent l’espoir, malgré tout, de monter leur affaire en Algérie.
Source : Journal El-Watan. |