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Mme Makraoui, directrice de l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncière, a insisté sur le fait qu’il n’y ait pas de rareté du foncier industriel.
Elle a souligné l’importance du recensement des actifs provenant des entreprises publiques dissoutes, des terrains excédentaires, ainsi que les lots de terrain non attribués au niveau des zones industrielles, pour qu’ils soient exploités de meilleure façon, précisant que l’acquisition peut se faire par concession lorsqu’il d’agit d’un terrain nu ou par cession lorsqu’il s’agit d’un bâti. Mme Makraoui, invitée de Fatour Essabah, a précisé que le foncier est resté durant des années « un tabou » et a constitué le principal frein à l’investissement, soulignant « nous avons regretté de voir que de nombreux projets importants n’ont pas été réalisés car le foncier industriel n’a pas été fourni, alors qu’il n’y a pas, en réalité, de rareté du foncier ». La responsable de l’agence, qui est considérée comme un établissement public à caractère industriel et commercial, sous le parrainage du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, a considéré que parmi ses principales missions figurent « la diffusion de l’information sur les régions où se trouve le foncier, assurer l’existence de nombreuses opportunités en dehors de la capitale, et la possibilité d’acquérir le foncier de gré à gré au lieu de la vente aux enchères publiques en vigueur dans les grandes villes ».
« Nous allons promouvoir l’immobilier et créer des régions industrielles avec des critères internationaux »
Mme Makraoui a révélé le passage de l’agence à la phase de promotion immobilière, indiquant qu’elle va créer et gérer des zones industrielles et des régions d’activité dépendant d’elles. Elle a déclaré : « Nous gérons aujourd’hui des portefeuilles dépendants de nos partenaires comme les biens de l’Etat ou les walis ». Mme Makraoui a observé : « Nous avons recensé plusieurs biens et terrains qui jouissent de sites importants, et nous réglons l’ensemble des problèmes qui entravent leur exploitation. En excluant le foncier non attribué et celui réservé aux services, le reste est fourni à des investisseurs à travers la vente aux enchères publiques », avant d’ajouter « Il y a des zones industrielles vides et des fonciers à 2000 dinars le mètre carré à Aïn Defla par exemple dans des zones industrielles aménagées, avec la possibilité d’adopter la formule de gré à gré au lieu de la vente aux enchères ».
Recensement de 2450 biens dont 231 ont été proposés sur internet
Mme Makraoui a assuré que le foncier recensé depuis le début d’activité de l’agence est estimé à 2450 biens dont la superficie est estimée à 2560 hectares, soulignant que 231 ont été mis sur le site internet de l’agence à la disposition des investisseurs. Mme Makraoui a indiqué que le site internet de l’agence permet à tous les investisseurs et opérateurs d’avoir accès à tous les fonciers disponibles d’après les wilayas et selon la superficie désirée. Par ailleurs ils peuvent à travers le site choisir le foncier qu’ils désirent et retirer gratuitement le cahier des charges lié à ce foncier, ainsi que le retrait de la demande de foncier, et la manière d’acquérir le foncier, soit par vente aux enchères ou de gré à gré. Source : Journal |