Le régime fiscal algérien est des plus complexes au monde |
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Écrit par Samira Imadalou (La TRribune)
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07-12-2006 |
Durant sa visite de deux jours en Algérie, M. Lars Thunell, le président de la Société financière internationale (SFI), bras privé de la Banque mondiale (BM) a principalement discuté avec les autorités algériennes et les responsables du secteur privé sur le climat des affaires. Un climat entaché de nombreuses irrégularités, notamment en ce qui concerne le fonctionnement du régime fiscal. «Le régime fiscal algérien est des plus complexes au monde», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse animée hier à l’hôtel Sheraton au terme de sa visite. Et de rappeler que l’Algérie est placée à la 165ème place (sur 177 pays) dans ce domaine, c’est-à-dire au chapitre des «modalités administratives et fiscales», et à la 116ème place dans son rapport annuel sur le climat des affaires dans le monde.
En faisant ce constat, le président de la SFI n’a pas manqué de souligner les efforts déployés dans ce sens, notamment pour la promotion du secteur privé. «Beaucoup de choses ont été faites dans la bonne direction mais beaucoup de choses restent encore à faire», a-t-il avancé non sans relever la situation particulière de l’Algérie par rapport aux autres pays. «L’Algérie a une situation tout à fait particulière de celles qu’on a vues dans d’autres pays», a-t-il dit. Le premier responsable de la SFI est également revenu sur les projets de la Banque mondiale en Algérie. Il a ainsi parlé des procédures de facilitation de la mise en place d’un secteur formel en Algérie pour la création de richesses et l’amélioration du climat d’investissement.
Une manière d’encourager les PME, considérées comme «la colonne vertébrale» de toute économie. Il a, en outre, rappelé les grandes lignes de l’accord conclu en octobre dernier entre la SFI et le ministère algérien des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI).
En matière de privatisation, M. Thunell a plaidé pour l’accélération de l’opération dans les grandes banques publiques. De manière générale, il a estimé que la privatisation devrait se faire dans la transparence et la clarté. Selon lui, les entreprises algériennes éligibles à la privatisation ont besoin d’un repreneur ayant la qualité de «partenaire stratégique» doté de la capacité d’opérer un changement efficient dans l’organisation et la gestion de ces entreprises. Aussi, selon M. Thunell, «de grandes privatisations vont être opérées et ils ne vont pas manquer d’accélérer tout le processus» de cession des entités économiques publiques. Il a dans le même sillage considéré qu’il serait également opportun d’opter, dans certains cas, pour la privatisation partielle à travers le marché boursier afin de pouvoir réactiver ce dernier qui est en léthargie depuis quelques années.
M. Thunell, qui a qualifié les discussions avec les représentants du gouvernement d’«extrêmement constructives et positives», a évoqué la nécessité d’encourager le partenariat public-privé pour l’accélération du processus économique. De même pour la facilitation de l’accès aux crédits : «Il y a lieu de créer un climat de confiance entre les banques et les entreprises pour avoir des crédits.» Des efforts sont également à déployer dans les secteurs agricoles (la grande distribution notamment), les services, les activités en aval dans les hydrocarbures et la pétrochimie, selon le président de la SFI qui a quitté hier l’Algérie pour une visite au Maroc, la troisième (après l’Algérie et l’Egypte) dans le cadre d’une tournée dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord).
Source : Journal La Tribune. |