Réaction du Patronat suite au gel de la privatisation des grandes sociétés |
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Écrit par S. Yousfi (El-Khabar)
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06-12-2006 |
Un nombre de représentants des patronats n’ont réagi à la décision du gouvernement relative à la suspension du processus de privatisation des grandes sociétés privées, alors que ce même gouvernement n’avait pas cessé, pendant plusieurs années, de défendre cette stratégie. Ils trouvent que cette décision nuit à la crédibilité des décisions et choix économiques adoptés par le gouvernement, toute en déplorant le fait qu’ils n’aient pas été impliqués dans le processus de privatisation depuis son lancement.
Le président de la Confédération nationale des hommes d’affaires, Boualem M’rakech a expliqué que la suspension de la privatisation est une mauvaise décision, sachant que le gouvernement ne s’est pas investi pour trouver des mécanismes efficaces pour réussir le processus de la privatisation, devenu une nécessité urgente.
Le même responsable trouve que la suspension du processus de la privatisation signifierait la continuité de financement, par le trésor public, des grandes sociétés en déficit. Le fait qu’il n y ait pas de personnes intéressées par l’achat de ses sociétés ne veut pas dire qu’elles sont inutiles, cela s’explique plutôt par l’échec des parties concernés à attirer les investisseurs étrangers, déclare l’orateur en ajoutant que donner un nouvel ressort à l’économie du pays repose sur le développement des mécanismes de privatisation.
Dans le même contexte, Monsieur Boualem M’rakechi a affirmé que la politique de l’Algérie n’était pas claire depuis le début, et que l’objectif du processus de la privatisation n’a pas été déterminé. S’agit-il de recherche d’enveloppes financières supplémentaires pour le trésor public, de maintien de poste de travail ou de développement de certains domaines d’activité.
Par ailleurs, le président du forum des hommes d’affaires, Omar Ramadhan, a indiqué que la suspension de la privatisation montre que le gouvernement n’a pas une vision claire en matière de développement de l’économie du pays, ajoutant que le processus de la privatisation n’a pas parvenu à réaliser les objectifs souhaités, car seuls 400 sociétés, parmi 1400 société désignées, ont été privatisées.
Le secrétaire général de Confédération générale des hommes d’affaires, Mighatli Mahfoud a indiqué de son coté, que les représentants du patronat n’ont été consulté ni avant la prise de la décision relative à la privatisation, qui a touché un certain nombre de sociétés ni avant celle portant sur le gel de l’opération.
Source : journal El-Khabar. |