Puces anonymes : L'ARPT réunit les opérateurs de téléphonie |
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Écrit par M. Aziza (Quotidien d'Oran)
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17-06-2008 |
 Il n'y aura pas de résiliation de puces non identifiées pour le moment. Au contraire, l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) a opté pour une réunion de concertation avec les trois opérateurs de téléphonie mobile concernés, pour mener à bien l'opération visant l'identification des puces anonymes.
Une réunion de concertation regroupant les trois opérateurs Djezzy, Mobilis et Nedjma avec les responsables de l'ARPT a eu lieu avant-hier, dans le but de fixer ou donner plus de temps aux opérateurs pour finaliser l'opération d'identification des puces. Il était question aussi de connaître les préoccupations des opérateurs.
L'idée de prolongement est une chose déjà acquise et la date fixée pour ce prolongement sera connue dans quelques jours. Les responsables de l'ARPT continuent à affirmer que beaucoup de puces sont encore non identifiées et qu'il est nécessaire d'accorder un autre délai pour les opérateurs afin qu'ils puissent assainir leurs fichiers.
Bien que l'ARPT ait déjà interdit la vente sur le marché parallèle des puces sans contrat, des puces anonymes se vendent toujours, que se soit chez les buralistes ou les taxiphones. Le responsable des relations publiques à Nedjma, Ramdane Djazaïri, a affirmé qu'effectivement, au moment où les opérateurs procèdent à l'identification, des puces continuent à se vendre sur le marché informel sans contrat. « C'est ce qui complique davantage l'opération de mise à jour des puces non identifiées », regrette-t-il. Il explique que les opérateurs vendent des puces à leurs distributeurs respectifs, et ces derniers vendent des puces aux grossistes.
Les responsables de l'ARPT reconnaissent que le contrôle et l'éradication du marché parallèle n'incombent ni à l'ARPT ni aux opérateurs, mais le travail doit être mené par les services du ministère du Commerce. Enfin, les responsables de l'ARPT ont insisté sur le fait d'assainir les fichiers de tous les opérateurs, en identifiant les puces anonymes, pas uniquement pour des mesures sécuritaires mais pour des raisons de fiscalité surtout. A vrai dire, l'Autorité de régulation a besoin de connaître le nombre exact des abonnés de la téléphonie mobile et de savoir exactement qui sont les propriétaires des puces, qui est le vendeur et qui est l'acheteur.
Source : Quotidien d'Oran. |