Grâce présidentielle : Des dizaines de familles passent l’Aïd devant les prisons à Alger |
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Écrit par Mourad Mehamed (El-Khabar)
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26-10-2006 |
Plusieurs familles et parents de détenus, qui étaient supposés bénéficier de la grâce du Président de la République accordée à l’occasion de l’Aïd et du Premier Novembre, ont passé les deux jours de l’Aïd devant les portes des prisons à attendre leurs proches. Ils étaient en colère à cause du voile qui entoure ces mesures attribué par plusieurs familles au retard de l’annonce de la décision de grâce qui se fait d’habitude la 27ème nuit du mois sacré du Ramadhan. La mesure de grâce présidentielle n’a jamais été entourée de tant de mystère, provoqué par l’absence de quelconque explication autour des ses dispositions, qui auraient pu être fournies par les services de la Direction des Prisons ou même par les appareils de la Justice.
Selon des sources juridiques ceci est attribué à la soudaine annonce de cette mesure contrairement aux années précédentes dans les quelles elle était annoncée des jours à l’avance. Les différents tribunaux préparent des listes de prisonniers, qui sont envoyés aux prisons une semaine à l’avance. Les mêmes sources ont indiqué que les tribunaux d’Alger n’avaient reçu aucunes correspondances leur demandant de préparer les listes des détenus.
Des dizaines de familles se trouvaient devant la prison de Serkadjie, attendant de voir leurs fils, frères, maris et autres sortir de ses portes mais rien. Idem à la prison d’El Harrach où l’atmosphère était quelque peu tendue, le nombre de familles dépasse celui de celles trouvées devant Serkadjie, ces familles nous ont déclaré que les gardiens et personnel de la prison leur avait demandé de partir et de revenir samedi pour attendre leurs proches. Il est à noter qu’environ uniquement dix personnes ont été relâchées depuis le premier jour de l’Aïd.
Source : Journal El-Khabar. |