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Le statut particulier de l’enseignant est toujours en cours d’élaboration et devra être connu dans le cadre des textes d’application de la fonction publique. C’est ce qui a été annoncé, jeudi en marge de la séance plénière de l’APN, par le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid. Des réunions sont tenues avec tous les syndicats et les représentants des enseignants dans le but d’élaborer le projet de loi relatif au secteur, selon le ministre.
«Nous travaillons aujourd’hui avec toutes les parties sans exclusive et nous annoncerons le projet en temps utile dans le cadre de la loi de la fonction publique», a-t-il affirmé. Interrogé par l’APS sur les cours de soutien dispensés aux élèves de terminale, il a répondu que cette mesure «première du genre» se divise en trois catégories: «les cours de soutien» dans les matières essentielles de chaque filière qui commenceront dès cette semaine, «les cours surveillés» pendant les heures creuses et «des séances de révision». L’opération des cours de soutien débutera à travers les établissements scolaires des wilayas du Nord du pays aujourd’hui, première journée des vacances d’hiver.
S’agissant du sort des enseignants du technique, il a rassuré sur la place de ces derniers dans le secteur de l’éducation nationale, affirmant que «nous avons grand besoin de ces enseignants, voire d’un plus grand nombre au regard du nombre croissant des élèves du secondaire qui atteindra à l’orée 2015 deux millions d’élèves». A ce propos, il a saisi l’occasion pour rappeler que le volume horaire réservé à ce genre de matières est considérable, puisqu’il varie entre 30 et 40% de l’emploi du temps de l’élève. Abordant l’enseignement moyen, il a fait savoir que ce volume est de 35% de l’emploi du temps, rappelant que 1.000 CEM ont été dotés de laboratoires d’informatique et que 3.000 autres le seront au courant de cette année. Concernant l’enseignement secondaire, le ministre a précisé que la restructuration se fait à travers trois grandes filières qui sont l’enseignement général et technologique, l’enseignement technique et professionnel et la formation professionnelle. Cette restructuration s’inscrit au titre de l’orientation scientifique qui bannit la spécialisation précoce et la pluralité des branches et consacre un enseignement cohérent et fondamental dans les domaines scientifique, technologique et littéraire, selon ce dernier. Le volume horaire décidé pour ce type d’enseignement oscille entre 36% et 53%, selon les troncs communs et les branches, abstraction faite de l’horaire consacré à l’enseignement de l’informatique. En réponse à une question sur la suppression de la moitié des branches techniques au niveau des écoles techniques et la baisse du volume horaire du reste des branches, il a souligné qu’il s’agit plutôt d’un «allègement des branches en vue d’éviter la spécialisation précoce, à l’origine de l’échec de 90% d’étudiants universitaires en première et deuxième années universitaires». «Il est inconcevable qu’un élève se spécialise pendant le cycle secondaire en chimie ou en électronique alors qu’il ne maîtrise pas encore les mathématiques ou la physique», a conclu le ministre.
Source : Journal Quotidien d'Oran |