Espace Schengen : Pourquoi les visas coûteront plus cher |
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Écrit par Omar S. (Quotidien d'Oran)
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15-01-2007 |
La présidence de l’UE a changé de main. Elle est exercée depuis le début du mois par l’Allemagne. Une nouveauté est adoptée: pour la première fois, une politique commune qui touchera trois mandats successifs, s’étalant sur 18 mois, sera appliquée. Le ton a été donné hier par les ambassadeurs d’Allemagne, du Portugal et le chef de la délégation de la Commission européenne respectivement, Dr Joannes Westerhoff, M. Luis de Almeida Sampaio et M. Wolfgang Plasa qui ont animé conjointement une conférence de presse.
L’UE a opté pour cette révision après avoir constaté que le mandat de 6 mois assumé dans le cadre de la présidence tournante est trop court pour espérer des résultats probants et marquer son empreinte. Ou tout simplement mettre en oeuvre un programme. L’argument est des ambassadeurs d’Allemagne et du Portugal qui ont tenu à rassurer sur les intentions de l’Union européenne.
La «troika» a, au passage, situé l’importance de la région du Maghreb pour l’UE au regard de sa position géographique et de son poids politique. Et l’Algérie est au centre de cette perception, selon Joannes Westerhoff qui a estimé que l’Accord d’association peut être le lieu d’expression d’une coopération privilégiée. L’illustration vient, à ses yeux, du volume des échanges algéro-européens qui témoignent de la complémentarité de la relation.
«L’Algérie a besoin d’investissements étrangers pour assurer son développement durable. Nous disposons du savoir-faire technologique et nous avons besoin des ressources énergétiques», affirme-t-il. Cette complémentarité est réelle puisque, en terme d’échanges commerciaux, «la moitié des importations algériennes viennent des pays européens et la moitié de ses exportations vont en Europe.» Evoquant les principaux axes de la présidence allemande, M. Joannes Westerhoff a indiqué que dans le programme Euromed, il est prévu d’organiser plusieurs manifestations d’envergure.
Au cours des 6 premiers mois, un accent particulier sera mis sur quatre secteurs de coopération: l’emploi, les énergies renouvelables, la jeunesse et les médias. L’organisation de conférences portant sur l’immigration, la formation, l’énergie est également inscrite à l’ordre du jour.
M. Joannes Westerhoff a ajouté que sur le plan énergétique, l’Algérie est un «partenaire fiable» dans ce domaine et «elle a toujours honoré ses engagements même dans les moments les plus difficiles». Ce préjugé positif est partagé par son homologue du Portugal. Il confirmera pour conforter cet élan que l’élaboration d’un mémorandum d’entente est en discussion. Et est sur le point d’aboutir. Au chapitre de la circulation des personnes, l’ambassadeur d’Allemagne expliquera la cherté des frais du visa qui montent crescendo par la cherté des données biométriques, récusant par là même les griefs adressés à l’Union européenne en matière de verrouillage de ses frontières pour les pays du Sud. «Les visas coûteront encore plus à cause de la cherté des données biométriques», a-t-il souligné en annonçant que des centres communs seront érigés pour le traitement des demandes de visa. Alors que l’idée des centres de transit qui a germé un moment pour traiter l’immigration clandestine est abandonnée en raison des réserves qu’elle a suscitées, notamment de la part de l’Algérie.
Source : Quotidien d'Oran. |