 SOS Pèlerins s’étonne du fait que les voyages religieux vers Jérusalem se déroulent dans de meilleures conditions. Décidément, l’opération du Hadj ne réussit pas à nos émigrés résidants, notamment en France.
Durant le pèlerinage 2007/2008, sur les quelque 40.000 pèlerins partis de France, 11.500 se sont déclarés «victimes d’arnaque», a déclaré Zakaria Nana, présidente de l’Association de défense des pèlerins (SOS Pèlerins), lors d’une réunion avec des représentants de la communauté algérienne établie à l’étranger. «Plus de 4000 pèlerins ont déposé une plainte collective contre X pour vol, escroquerie ou abus de confiance» dans l’organisation de leur pèlerinage à La Mecque, a déclaré en avril dernier le président de SOS Pèlerins. L’association S.O.S Pèlerins créée en mars 2005, ne finit pas de s’étonner sur les dysfonctionnements qui caractérisent l’opération en France. Elle s’étonne d’ailleurs du fait que les voyages religieux vers Lourdes ou Jérusalem se déroulent normalement et dans de meilleures conditions. Elle a, en outre, dénoncé l’intrusion de «spéculateurs et de rabatteurs». Pour faire face à ces déboires sans cesse renouvelés, elle a préconisé «l’identification et l’établissement de listes des agences de voyage crédibles», la mise en place d’une coordination au niveau des différentes régions de France, ainsi que l’organisation de cycles de formation religieuse pour les Hadji. Le directeur général de l’Office national du Hadj et de la Omra (Onho), Cheikh Berbara, a appelé à une meilleure organisation et coordination des hadjis de la communauté avec l’Onho afin de permettre aux futurs Hadjis des quelque 5 millions d’Algériens établis à l’étranger, dont plus de 4 millions en France, d’effectuer leur pèlerinage dans de «bonnes conditions». Lors de cette réunion, organisée en marge du Colloque sur la communauté algérienne établie à l’étranger, il a évoqué l’intérêt «particulier» que porte le Président Bouteflika, à cette communauté et à ses préoccupations relatives aux opérations de Hadj. Cheikh Berbara a appelé également les futurs pèlerins algériens établis à l’étranger, de «mieux se prendre en charge». Il a ainsi suggéré à ces futurs pèlerins désireux de se rendre aux Lieux Saints de l’Islam, de «coordonner leurs efforts pour mener à bien le pèlerinage». Berbara a rappelé, à cette occasion, les problèmes rencontrés, en 2007, par des pèlerins algériens établis en France, pour la plupart âgés entre 50 et 75 ans et «fragiles intellectuellement et physiquement»; ils ont été, a-t-il déploré, «arnaqués» par des agences de voyage et «abandonnés» sur les lieux-mêmes du Hadj «sans ressources financières et ni aucun document de voyage». Les représentants ont, pour leur part, déploré le manque d’organisation des opérations de Hadj à partir des pays d’accueil, à l’image de la France, ainsi que l’absence de voyagistes spécialisés dans le pèlerinage vers La Mecque.
Source : Journal L'Expression.
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