arrowAccueil arrow Histoire et perspectives arrow Commémoration du 53e anniversaire du déclenchement de la révolution lundi, 01 décembre 2008  
Menu principal
Accueil
Forums [Nawadi Yakhou]
Annuaire des sites algériens
Recherche
- - - - - - -
Les invocations du Ramadan
Petites annonces
Immobilier
Automobile
Informatique et Multimédia
Matériels et équipements
Emploi
- - - - - - -
Déposer une annonce
Actualités
Les nouvelles du Bled
Actualités régionales
Economie
International
Santé et bien être
Sport
NTIC et Mobilité
Sciences et Enseignement
Dossiers
Recettes d'ici et d'ailleurs
Santé : le dossier du mois
Histoire et perspectives
Anachides watania
Les anciens sondages
Nouveaux sites

Made in Bladi 


Mosquée de Lille 


Nos Quartiers ont des Talents 

Service fourni par
WebshotZilla
 
Les catégories de l'annuaire
Quotidiens et journaux
Administrations et institutions
Portails Algériens
Création d'entreprise
Islam et Religion
Universités
Fournisseurs d'accès internet
- - - - - - -
Référencer votre site

Commémoration du 53e anniversaire du déclenchement de la révolution

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Zahir Benmostepha (Liberté)   
01-11-2007
Algérie Aujourd’hui, tous les Algériens se retrouvent dans l’idéal de liberté porté par le soulèvement de Novembre 1954 et célèbrent les valeurs qui ont fondé l’une des plus glorieuses révolutions du XXe siècle. Mais chaque algérien revisite à sa manière la mémoire de Novembre 54.


Dans la douleur d’une période charnière sommée de payer l’addition d’un copieux festin de terreur et de sang qui continue d’exhaler des miasmes pestilentiels créant la confusion chez une jeunesse à la recherche de repères. Ou encore dans un présent de toutes les incertitudes aux prises avec ses propres contradictions.

Enfin, dans l’espoir de jours meilleurs, qui sont restés paradoxalement prisonniers d’une histoire en état de grâce. Plus trivialement, n’ayons pas peur des mots et interrogeons-nous : Novembre 54 a-t-il la même signification pour ses artisans et cette génération accoucheuse de “kamikazes” et de “harragas” ? N’est-ce pas que tous deux ont bravé la mort ? Malheureusement pas pour les mêmes raisons, encore moins pour les mêmes objectifs.

La perception des jeunes de 20 ans aujourd’hui au regard de l’histoire et de l’indépendance a été certainement, biaisée par l’inconsistance d’un regard à la limite de l’indifférence que les hauts responsables de l’État ont presque furtivement jeté leurs cris de détresse d’abord morale ensuite matérielle. Au moment où on prône en Algérie, les vertus du dialogue, les jeunes sont obligés de demander audience aux responsables à partir de routes coupées et à l’aide de pneus brûlés. Ces jeunes qui entendent encore parler à grands renforts de son et de l’image, de l’“iniquité”, de l’“inégalité” du “favoritisme” pratiqués par le colonialisme, et qui se souviennent que leurs aînés se sont soulevés un certain Novembre 54 pour y mettre fin, s’étonnent aujourd’hui pourquoi ces mêmes schémas sont encore reconduits 45 ans après. L’insolence qui gagne de plus en plus l’“affairisme” qui jure avec la pudeur est aujourd’hui vécu par une jeunesse comme une obscénité jetée à sa figure par les laudateurs de l’état de droit. Et c’est justement parce qu’elle refuse désormais cet alibi qui a dévoyé le message de novembre que notre jeunesse jette des regards suspects vers ceux qui mettent les petits plats dans les grands pour célébrer les messages de la glorieuse révolution. Une jeunesse qui a fini par ne plus croire à l’égalité des chances devant les études, l’emploi, le logement prétendus garantis par l’État.

Pour un recrutement, un oncle, un frère ou même un parent éloigné bien placé dont on se souvient opportunément de l’existence reste largement gratifiant qu’une mention très honorable acquise au bas d’un diplôme universitaire à la force des jarrets. Comble de désespoir, un diplôme n’est presque plus une référence et le concours pour un poste d’emploi, une expérience pour se rendre à cette évidence. On peut multiplier ainsi les exemples pour dire le désenchantement et trouver des circonstances atténuantes à des jeunes qui réalisent que même s’ils n’ont pas de “pays de rechange” ils ne reconnaissent plus cette Algérie des valeurs portées par la révolution de novembre. Ils ont tous appris à entonner par cœur Kassaman la main au cœur sur les bancs de l’école. Mais pour nombreux d’entre eux, le 5 juillet, le 19 mars ou le 1er novembre sont des dates qui se réduisent au dépôt de gerbes de fleurs, aux chansons patriotiques qui passent tout au long de la journée à la télévision enfin à une journée où ceux qui ont la chance de travailler se reposent.

L’histoire du mouvement nationale, la préparation paramilitaire, la création de l’OS, les massacres du 8 Mai 45, la naissance à l’ALN-FLN un 1er Novembre 54…, Ben M’hidi, Zighoud Youcef, Boudiaf se bousculent aujourd’hui dans la tête d’une jeunesse qu’on a mécaniquement familiarisé avec l’histoire en procédant à la négation des valeurs qu’ils ont véhiculés. L’Algérie aujourd’hui est devenue cet État providence sélectif, un pays des grands projets qui profitent déjà aux messieurs 10%, celui également des universités des sciences et de la technologie qui forment de gros contingents de chômeurs, enfin un pays des grands idéaux dont on se souvient à l’occasion du 1er Novembre 54 par exemple.

Source : Journal Liberté.
 
< Précédent   Suivant >
Les dernières annonces
Recherche : informaticien cherche travail
Vente : Terrain cloturé de 1750m2 à Baraki
Vente : Maison à Jijel
Vente : terrain à chéraga
Vente : Terrain à Bouira
Les dernières discussions
haut de page
Contactez-nous | Partenaires | Remerciements | Plan du site
© 2008 Le portail Algérien de l’amitié et de l’échange