Jijel : Des trésors archéologiques à préserver |
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Écrit par (La Nouvelle Republique)
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14-03-2007 |
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Berceau de plusieurs civilisations, la région de Jijel se targue d’avoir un riche patrimoine archéologique témoin d’une histoire bimillénaire. Des différentes époques ayant marqué l’histoire de cette région, qui fut le siège des Kotama et le point de départ des Fatimides, ainsi que le bastion des frères Barberousse, l’antique Igilgili a conservé quelques vestiges.
De nombreux sites ont été enfouis et ensevelis à jamais, par erreur ou ignorance, sous du béton. L’immensité de la région et l’éparpillement de ces vestiges archéologiques à travers la wilaya incitent néanmoins à une visite de certains sites jugés prioritaires par leur richesse archéologique, mais en raison également des problèmes qui contrarient leur protection et leur préservation.
Dans le centre de Jijel, le lieu-dit Rabta, est un site qui renferme des nécropoles puniques. Situé sur une plage de Jijel, il se caractérise par la présence de nombreux caveaux déjà mis au jour depuis l’époque coloniale. Aucune inscription n’a été relevée et le mobilier funéraire découvert se trouverait au musée Cirta de Constantine. De nouvelles fouilles pourraient renseigner sur l’histoire des peuples qui se sont succédé sur cette partie du littoral algérien, selon des historiens et archéologues. Un autre site, dans les environs immédiats, a été découvert dans les années 80, lors des travaux de construction d’une villa. Il a révélé une dizaine de caveaux ou grottes sertis à même le roc et présentant beaucoup de similitudes dans leur architecture avec les tombes de Rabta. Des spécialistes estiment nécessaire le classement et la mise en valeur de ces sites dans le cadre d’une action conjuguée entre les autorités locales et l’agence nationale d’archéologie. Un autre site non moins important est celui de Dar El Batah (Toualbia) à une dizaine de km de Jijel, sur les hauteurs, en pleine montagne. Une mosaïque y avait été découverte à la suite de travaux de terrassement pour la construction d’une maison d’habitation. Cette mosaïque présente plusieurs tableaux décoratifs, essentiellement géométriques, et riches en couleurs (bleu, gris, blanc, noir et ocre). Elle se trouve à l’intérieur d’une construction antique dont on aperçoit le tracé à la surface du sol, quatre marches d’escaliers y mènent. L’antique Chobae Municipum, actuellement Ziama Mansouriah, (ouest de Jijel), est, elle aussi, un site romain d’une grande importance. Des constructions publiques, dont un centre de formation professionnelle, avaient «consommé» une bonne superficie de ce site historique. A l’intérieur de cet espace se trouve une partie d’une muraille d’enceinte, probablement d’époque byzantine avec des transformations ultérieures. Dans la commune de Settara, distante de 73 km de Jijel, le site de Tissilil est une bande archéologique de 5 ha environ. C’est un site important au même titre que Djemila (Sétif) ou Timgad (Batna), affirment des archéologues.
Source : La Nouvelle Republique. |