 Si les organisateurs de la conférence internationale sur les essais nucléaires, dont l’ouverture est prévue pour aujourd’hui à l’hôtel l’Aurassi, veulent s’éloigner de la politisation de ce dossier et maintenir la conférence dans la case de l’étude « des aspects historiques, pratiques et juridiques». Cependant l’énumération de ses résultats va pousser d’avantage vers un soutien des efforts internationaux visant à promulguer des lois pour demander des comptes aux pays responsables des répercussions catastrophiques sur l’environnement et l’humanité, que ce soit en Algérie ou dans les autres pays du monde.
La conférence internationale sur les essais nucléaires au monde, qui va se tenir aujourd’hui à Alger en présence d’experts et de chercheurs nationaux et internationaux, vise d’après son directeur, Abbés Brahim, à intégrer l’Algérie dans cette démarche internationale pour prendre part aux efforts fournis et bénéficier des expériences des pays concernés, ainsi que les résultats scientifiques et juridiques attendus. Même si les organisateurs essayent de limiter la conférence à un échange des expériences avec des experts des quatre coins du monde intéressés par les répercussions des essais nucléaires, cela n’empêche pas les chercheurs, experts et même victimes de tisser un réseau international pour collecter les données juridiques et les certificats afin d’obliger les pays colonisateurs, concernées par ces essais nucléaires à donner des compensations et prendre en charge les personnes victimes de radiations et l’environnement pollué, surtout dans les régions où ont eu lieu les essais, comme le Sahara Algérien, mais, dans ses archives, la France n’a présenté aucune donnée sur cela.
Les participants, de France, du Japon, des Etats-Unis, de l’Australie et de la Polynésie, essayent, selon M. Abbés Brahim de trouver une manière d’établir une carte internationale des répercussions des différents essais nucléaires, ainsi que penser à créer un réseau constitué d’organismes et d’organisations concernés par le sujet et bénéficier des expériences des pays, notamment en matière de gestion des zones polluées par les radiations.
Source : Journal El-Khabar. |