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L’Algérie et la Libye ont conclu, avant-hier à Tripoli, un accord pour la levée des barrières sur le mouvement des personnes et des véhicules entre les deux pays. Le Chef du Gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a rencontré le président Libyen, Mouammar Kadhafi, avec qui il a abordé la question de la levée des barrières entre l’Algérie et la Libye.
C’est ainsi que la visite de Abdelaziz Belkhadem en Libye, à l’occasion de la douzième session de la commission exécutive commune des deux pays, vient mettre un terme à ce que l’on a appelé « la crise silencieuse entre les deux Etats », qui a commencé lorsque le ministre de l’Intérieur libyen, Saleh Rajab, a rendu publique, le 31 janvier à Tunis, la décision de son pays qui rend le visa obligatoire pour les ressortissants de tous les Etats du monde.
Peu d’informations ont filtré sur la rencontre de Tripoli, mis à part que le Chef du gouvernement « a échangé avec Kadhafi des points de vue, sur des questions intéressant l’Algérie et la Libye ». Belkhadem n’a pas nié que la part du lion ait été réservée à la crise naissante, à propos de la question des visas et du mouvement des personnes. Il a déclaré : « l’accent a été mis sur la coopération et la levée de toutes les barrières sur le transport des personnes. »
Le Chef du gouvernement a été interrogé, en Libye, sur la position de l’Algérie concernant les dédommagements exigés par la Libye, aux anciens colonisateurs, Belkhadem a répondu : « Quels que fussent les dédommagements du colonisateur, il ne réparera pas le tort de la colonisation ». Le Chef du gouvernement a réitéré la demande d’excuses officielles adressée à la France, en contrepartie de la signature du traité d’amitié. Il a précisé qu’il « ne s’agit pas de compensations matérielles mais de la reconnaissance par le colon d’hier du tort qu’il nous a causé ».
Source : Journal El-Khabar. |