Pour la première fois en Algérie : Journée nationale de la ville |
|
|
|
|
Écrit par C. Mohamed (El-Khabar)
|
|
21-02-2007 |
|
Le Chef du Gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a reconnu lors de l’ouverture de « l’espace du dialogue citadin » dans la cité des Sciences d’Alger, la dure situation à laquelle sont confrontée les villes, en particulier la capitale suite à l’exode collective des familles des campagnes à cause du terrorisme, phénomène qui a connu son apogée durant les années 90 et a laissé ses traces à travers ce que Belkhadem a appelé « l’augmentation des demandes sociales et le déséquilibre entre la ville et son milieu rural ».
Le chef du Gouvernement est parti plus loin, lorsqu’il a qualifié ce qu’a vécu la ville durant la décennie noire de « crise », indiquant « au moment où des villes d’autres pays sont en compétition territoriale et internationale ». Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de bénéficier des erreurs du passé pour bâtir de nouvelles villes. Toutefois, les experts qui se sont succédés devant l’assistance, n’ont pas limité le problème de la ville à ce qu’a déclaré Belkhadem, ils ont accusé de manière indirecte le gouvernement de la responsabilité de ce qu’ils ont appelé la détérioration des villes Algériennes dans sa relation avec la situation social que vit le citoyen « le citoyen qui passe la nuit sur les trottoirs ne peut pas penser à la beauté de la ville », comme l’a indiqué un des intervenants, alors qu’un accord a été trouvé dans ce domaine entre les opérateurs et des représentants des collectivités locales précisant que la réponse aux requêtes des citoyens dans le domaine de l’emploie et de l’habitat est la première étape vers l’aménagement de la ville des normes modernes.
Les experts ont mis en garde contre le problème de la réduction des espaces publics ainsi « pour bâtir une école à Benaknoun par exemple demande un temps considérable pour trouver un terrain », à chaque fois c’est le même problème au moment de penser à la création lieux publics. Ils ont également parlé du taux élevé des bâtisses officielles « qui remplissent les villes et la capitale en particulier, les casernes, les ministères et les ambassades et autres ». Certains se sont interrogés sur une autre problématique « que faire des bâtisses officielles non utilisées ? », demandant à ce qu’elles soient intégrées dans l’environnement citadin. L’obsession des bidonvilles a également été évoquée lors de cette journée, sans faire porter la responsabilité de l’enlaidissement de la cité au citoyen propriétaire du bidonville, ils ont appelé à trouver une solution à ce problème.
Source : Journal El-Khabar. |