 La 2e session du Conseil d’association UE-Algérie s’est ouverte, hier, au Luxembourg avec de nombreux points à l’ordre du jour ayant trait à l’évaluation de la coopération bilatérale, plus d’un an et demi après l’entrée en vigueur de l’accord d’association, et les questions internationales d’intérêt commun.
Au niveau bilatéral, selon l’APS, il sera procédé à l’adoption formelle du règlement intérieur (attribution et calendrier du Conseil ministériel et du Comité des hauts fonctionnaires) et la mise en place des sous-comités qui régiront la coopération sectorielle dans les domaines couverts jusque-là par des groupes de travail qui préfiguraient ces sous-comités. Il s’agit des secteurs justice, liberté et sécurité (JLS, couvrant les domaines d’activité des ministères de l’Intérieur et de la Justice), énergie, commerce, agriculture, pêche, innovation, recherche et les nouvelles technologies de l’information et de communication. Deux autres comités seront mis en place pour chapeauter la coopération douanière et les affaires sociales (dont les conditions de séjour des émigrés réguliers en Europe).
Les deux parties signeront également le mémorandum portant sur le «programme indicatif national» (PIN), le programme négocié de coopération pour la période 2007-2010, qui correspond parfaitement aux priorités définies par le programme du gouvernement algérien. Il s’agit notamment de la mise à niveau des petites et moyennes entreprises (PME), du développement des secteurs potentiellement pourvoyeurs de devises, du tourisme et de l’agriculture, de l’assistance pour la politique hydraulique et des ressources en eau, de la recherche et l’innovation, de la formation universitaire, de la santé, de la réforme administrative et pénitentiaire et réinsertion des détenus.
Sur les questions de fond, les deux délégations engageront un dialogue politique sur la situation qui prévaut dans l’Union européenne et en Algérie (réformes, situation intérieure) et procéderont à un échange de vue sur la situation internationale. En session plénière, les deux délégations échangeront les points de vue sur la coopération bilatérale, les visions des deux parties sur les priorités et le contenu à donner à cette coopération contractuelle dont l’accord d’association constitue le cadre juridique. La délégation algérienne aura à exprimer quelques idées forces sur l’orientation de la coopération bilatérale, sur les attentes en matière de soutien et d’accompagnement de l’économie nationale et l’accès au marché européen dans la perspective de la création de la zone de libre-échange en 2017, sur le projet de partenariat stratégique dans le domaine de l’Energie et sur les difficultés d’obtention des visas pour les ressortissants algériens désireux de se rendre en Europe. La délégation algérienne, présidée par Mohammed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, est composée notamment des directeurs généraux Europe et Afrique, MM. Mouloud Hamai et Smaïn Chergui, et de l’ambassadeur d’Algérie auprès de l’UE, Halim Benattallah. La partie européenne est représentée par Frank Walter Steinmeier, ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, président du Conseil de l’UE, Mme Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, Louis Amado, ministre des Affaires étrangères du Portugal (qui assurera la présidence de l’UE à partir de juillet prochain) et par le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires européennes, Alberto Navarro.
Source : La Nouvelle République. |