Anti-épileptiques : des grossesses sous haute-surveillance |
|
|
|
|
Écrit par Destination Santé
|
|
19-09-2006 |
Une étude internationale de 4 antiépileptiques met en cause le valproate. Commercialisé en France sous le nom de Dépakine et de 16 génériques, il représenterait le risque le plus élevé pour le fœtus. Selon l'équipe de l'Université de Gainesville en Floride, avec le valproate, plus de 20% des grossesses se sont conclues par la mort fœtale ou des malformations du crâne, des membres et du cerveau ou encore des troubles cardiaques et pulmonaires. Le risque s'est avéré inférieur avec les autres antiépileptiques.
Pour l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé, l'AFSSaPS, ce travail confirme des données connues, spécialement concernant le valproate. Des discussions importantes sont en cours aux niveaux national et européen, et le Résumé des caractéristiques du Produit a été modifié en 2006. Une modification en toute discrétion, sans même une lettre aux prescripteurs. Le Résumé modifié figure certes, dans le dictionnaire Vidal en ligne. Mais combien de médecins se connectent tous les jours sur cette base de données ? Comme le souligne l'AFSSaPS, le différentiel de risque défavorable au valproate n'est manifeste qu'en matière de malformations. Pas de mort fœtale. L'agence reconnaît qu'il serait nécessaire de consentir un effort important de communication sur l'ensemble des risques liés à la maladie et à ses traitements, pour en informer les prescripteurs et les jeunes femmes. Il paraît probable que des mesures dans ce sens soient annoncées, en France et en Europe. Les auteurs soulignent que le valproate " continuera d'être une option thérapeutique importante. Ils appellent cependant les médecins à discuter la sécurité thérapeutique avec leurs patientes en âge de procréer. Et ils conseillent de ne plus utiliser le valproate comme traitement de première intention chez ces patientes. " |