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Quand l'humanitaire génère le gâchis...

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Écrit par Destination Santé   
15-01-2007
Quand l'humanitaire génère le gâchis… Les effets pervers des dons de médicaments dans les situations d'urgence sont dénoncés depuis longtemps. Un travail indonésien fournit aujourd'hui des preuves tristement tangibles de l'inefficacité de ces dons après le tsunami de décembre 2004. Pour en évaluer l'impact réel, une étude a été menée en Indonésie, précisément dans la région d'Aceh, dans le cadre d'une coopération entre l'ONG Pharmaciens sans-frontières et  les autorités locales. Pour mesurer l'enjeu, rappelons que le volume de médicaments reçus à Aceh a dépassé 4 000 tonnes. Un afflux qui dépassait largement les capacités locales de stockage et de  gestion.

Réalisée 6 mois après le tsunami, l'enquête a montré que les dons " non sollicités ", effectués hors des circuits officiels, étaient le plus souvent ingérables. Médicaments périmés, conditionnements entamés, produits inadaptés et ne répondant ni à l'urgence ni aux besoins locaux... La proportion des médicaments non conformes à la liste nationale de médicaments essentiels est ainsi évaluée à… 60%. Plus de 7 sur 10 avaient leur nom libellé dans une langue étrangère et n'étaient pas identifiables par le personnel de santé indonésien. Et pour 25% des médicaments, la date de péremption était carrément dépassée.

Résultat, des mois après la catastrophe, des tonnes de produits étaient encore stockées dans des cours ou sous des hangars, hors de toute structure sanitaire.  Un véritable gâchis en somme !

 
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