|
Le représentant du droit public près le tribunal de première instance de Sidi M’Hamed a requis, hier, des peines oscillant entre 6 mois et deux ans de prison ferme, et des amendes allant de 20 000 à 500 000 dinars à l’encontre de 97 accusés
Parmi lesquels, des cadres et des étudiants à l’université de formation continue, à leur tête un ex-directeur du centre de l’est d’Alger et le chef de la section de pré-graduation, ainsi que des responsables de l’administration poursuivis pour faux et usage de faux dans des certificats scolaires.
Les déclarations de l’ex-premier responsable de l’université de formation continue à la fac centrale ont divergé avec celles du chef de la section de pré-graduation à la même université, devant le tribunal de Sidi M’Hamed, sur la crédibilité du certificat de généralisation de l’enseignement afin de s’inscrire à l’université.
Les deux accusés ont nié être au courant de l’existence de dossiers falsifiés, et ils ont déclaré qu’ils ne pouvaient vérifier tous les certificats et s’assurer de leur authenticité dans les écoles d’origine, à cause du grand nombre d’étudiants inscrits à chaque année scolaire.
De leur côté, la plupart des étudiants prétendus ont reconnu avoir acheté les certificats scolaires, contre des sommes d’argent qui ont atteint parfois 1000 dinars seulement, mais les motifs de leurs actes étaient différents. L’un des accusés, qui a le niveau sixième année moyenne, a assuré que son objectif était d’obtenir un niveau scolaire qui lui permette de rejoindre le corps de la police, alors qu’un autre a voulu échapper au service militaire.
La brigade territoriale de la Gendarmerie nationale d’El Harrach a recensé 118 établissements scolaires à Alger, où des certificats scolaires ont été falsifiés, après avoir constaté 2695 dossiers, suite aux mesures de contrôle des dossiers administratifs déposés à l’université de formation continue entre 1999 et 2002.
La plupart des accusés ont pu se prévaloir de spécialités scientifiques distinguées, qui leur ont permis d’entrer dans le monde du travail, certains ont rejoint les Douanes, le paramilitaire ou les secteurs de l’enseignement et de l’éducation.
Source : Journal El-Khabar. |